La librairie "Le Buvard" à Dompierre-sur-mer

Une soirée avec deux libraires pas comme les autres

Une fois n’est pas coutume : La librairie du buvard, toute jeune librairie itinérante québécoise, fait un tour de France, de ville en ville, de village en village, avec leurs livres inconnus en France et parfois même au Québec, une littérature atypique, beaucoup de poésie, mais aussi des livres de références sur l’histoire du Québec, des Acadiens, de l’histoire de la littérature québécoise… Pourquoi écrire en « français » quand on peut le faire en jouale, en acadien, en gaspésien, ou avec l’accent des cantons de l’est ? Si l’ont réunissait un petit parisien de banlieue, un montréalais et un Acadien des îles de la Madeleine ou de Gaspésie, ils se comprendraient, certes, mais ne parleraient pas le même français. Et quel plaisir de retrouver dans leurs rayons des auteurs primés par le Prix Littéraire de France-Québec/Francophonie, comme Marie-Hélène Poitras (soudain le minotaure) ou Catherine Leroux (le mur mitoyen) ou encore Jocelyne Saucier (il pleuvait des oiseaux)

Qui sont-ils ? Deux passionnés de littérature québécoise et des langues régionales québécoises, qui avaient envie de redémarrer à zéro pour une nouvelle aventure de la vie.

Michel VezinaMichel Vézina est à l’origine de ce projet un peu fou. Il avait tout fait dans sa vie : éclairagiste, cuisinier, clown, romancier et comédien de rue dans sa compagnie « le cochon souriant », rédacteur en chef d’un journal d’opinion (le mouton noir), chroniqueur dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, réalisateur… Et puis, il en a eu assez. Son envie était d’apporter dans les villages des cantons de l’est une autre sorte de littérature que celle trouvée dans les « Jean Coutu » (eh oui, on trouve des livres dans les pharmacies québécoises). Il a remué ciel et terre, a créé une page Facebook, a trouvé un mécène qui lui a permis d’acheter un vieux camion, aussitôt baptisé Ulysse, et a récupéré à droite et à gauche des livres, neufs ou d’occasion, a créé des ateliers d’écriture, un club de lecture, des rencontres avec des auteurs.

Et il a surtout trouvé son complice, Maxime Nadeau (tiens, ça sonne charentais…), un libraire désabusé qui, après avoir organisé des soirées de lecture/poésie, de causeries, des cabarets littéraires, animé des radios littéraires, avait envie de vivre d’autres aventures plus palpitantes.

Maxime NadeauMais ce n’est pas tout. Ils voulaient avoir un pied à terre, et l’ont trouvé dans un vieux pub écossais, dans lequel ils cohabitent, vendent des livres…. et de la bière ! (et pourquoi pas quelques bonnes bouteilles de bon vin français glané au cours de leur tour de France).

Le succès fut immédiat ; ils purent rembourser leurs dettes, payer leur vieux pub, changer de camion. Et envisager de tenter l’aventure sur les terres d’origines de tout Québécois, la France. Des comédiens ambulants belges leur prêtent un camion, et c’est parti ! Et le succès est tel qu’ils prévoient d’acheter leur propre véhicule européen, quitte à le prêter lorsqu’ils sont au Québec, et à sillonner l’hexagone mais cette fois par région pour ne pas perdre leur énergie et leurs piasses sur les routes de France.

Et c’est donc à Dompierre-sur-mer, qui vient de réveiller leur jumelage avec Saint-Antoine-sur-Richelieu, qu’ils sont venus nous apporter les accents du Québec, invités par la médiathèque. Et le comité de jumelage a eu la bonne idée d’inviter Pays Rochelais-Québec et ses adhérents. Merci à tous ceux qui ont œuvré pour la venue du Buvard et nous ont permis de partager ce moment pas comme les autres.

Une belle rencontre. À bientôt, Michel et Max ! Rendez-vous en 2018.

Aller plus loin

Le site de la librairie du Buvard
La page Facebook de la librairie du Buvard Un article du Devoir : vendre de la bière et des livres Un article du Devoir : Le Buvard, une librairie roulante

Le diaporama souvenir

Le 13 février après-midi, la médiathèque de Dompierre-sur-mer accueille "Le Buvard"

Notre régionale est invitée à participer à la venue de la librairie québécoise itinérante québécoise "Le Buvard". Nous y tiendrons un stand à partir de 16H30 et participerons à un apéritif litttéraire autour de la littérature québécoise contemporaine.

Le buvard, librairie québécoise itinéranteLe Buvard c’est une librairie ambulante qui apporte la littérature là où elle est peu – ou pas du tout – présente.

Le Salon, c'est les mêmes que Le Buvard, mais douze mois par an. Au Salon, on mélange bières et littérature, on discute, on écoute, on rit et on lit. Le Buvard et le Salon, ça déroute et ça fait la fête, ça rigole et ça réfléchit, ça aime lire et écrire, écouter et entendre, parler et dire, passer et rouler, rouler, rouler…

Le Buvard, c’est un camion rempli de livres qui décapent un peu. Le Salon, c'est un Pub rempli de livres qui décapent aussi.

Aux deux, des livres qui arrachent doucement la tête et le cœur, des livres qui voyagent et qui font virevolter, des livres qui parlent de routes, de mouvances, de déplacements, d’exils, de migrations, de nomadismes, d’errance, de mobilité, de circulation, de liberté et d’alternatives! Des livres qui participent à créer de nouveaux imaginaires et qui prouvent que le « s » du mot français peut être considéré comme une marque de pluriel.

Le Buvard/Le Salon travaillent avec des petites maisons d’éditions qui proposent des catalogues contemporains, excitants, à contenus forts et percutants, tant en fiction et en poésie qu’en essai.

[Le Buvard/Le Salon, c’est mettre le livre au centre de la fête]

À l’extérieur du Buvard, dans le Salon comme sur sa terrasse en été, quelques tables où les lecteurs bouquinent, discutent littérature et vie, imaginaire et changements du monde. Là, il gouttent un bon café, un thé, une limonade ou une tisane en assistant à des micro conférences ou à des rencontres d’auteurs animées par Michel Vézina et/ou Maxime Nadeau. Ici, il peuvent siroter une bière, un verre de vin, un alcool fort en plus du reste...

Le Buvard propose environ 2000 titres, contemporain et classiques, du Québec et d’ailleurs, Le Salon plus de 6000. Le Buvard se déplace autant dans des villages que dans le cadre d’événements festifs et forains.

Le Salon occupe le centre-village de Gould, en face de l'Auberge La Ruée vers Gould, à quelques kilomètres de la rivière au Saumon, du Pont Couvert, du chemin North Hill, etc.


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